Archives de février 2008

Première séance

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Un premier rendez-vous chez le psychiatre, c’est toujours un peu frustrant. Enfin ça doit être frustrant surtout si on a l’impression que ça se passera bien avec le médecin. C’est l’impression que j’ai eue, ça doit être pour ça que je suis frustrée.

Si j’avais pu, j’aurais parlé pendant des heures, des jours et des nuits entiers avec, de temps à autres, une voix et une physionomie rassurantes pour me relancer. Là encore il faut que j’apprenne à gérer la frustration, à me souvenir de ce que j’ai dit sans pour autant me noyer à nouveau dans tout ça, à être patiente, aussi, parce que les réponses et les évolutions ne viendront pas du jour au lendemain.

 Rendez-vous le 10 mars alors, monsieur le psychiatre. J’ai hâte.

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Mercredi 27 février 2008 à 8:36

Et sinon…

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… la cantine de mon taff c’est comme le Space Moutain : tu fais la queue pendant trois plombes et quand tu sors t’as envie de vomir. Ahahaha, faut rigoler, c’est drôle !

Sinon mon manager ne me parle plus et me regarde avec un regard noir. Eh ouais coco, fallait pas me chercher.

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Mercredi 27 février 2008 à 1:59

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Ca va mieux en le disant

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Bon, bon, bon les enfants. Je crois qu’il est temps de faire un point. Je ne suis ni cinglée, ni dépressive et pas vraiment suicidaire. Ouf. Je suis hystérique – ou histrionique pour les plus calés. C’est pas très glorieux, c’est vrai, et j’attends de pouvoir affiner et combattre plus efficacement le truc avec le psy, mais ça va déjà mieux en le disant.

J’ai réalisé que c’est un truc de famille, à plus ou moins grande échelle, cette tare. Oui oui, ça reste une tare, un trouble du comportement, non ? Bref, ma mère est pareille, voire pire, parce qu’elle a fini par en prendre son parti pour mieux le vivre, sans doute. En conclusion elle trouve ça bien. Elle s’aime beaucoup, ma mère, mais moi comme je l’ai déjà dit je le vis plutôt mal et je n’ai pas du tout envie de continuer à foutre ma vie en l’air en attirant l’attention par tous les moyens possibles et imaginables jusqu’à m’en taper la tête contre les murs. Au sens propre du terme.

Ca aurait pu être mieux, mais ça aurait pu être pire aussi, et au final ça soulage de mettre des mots dessus et déculpabilisant aussi de réaliser que je suis loin d’être la seule dans ce cas.

Merci Sigmund.

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Lundi 25 février 2008 à 9:22

Enieme retour en arrière

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Bon voilà, j’ai tout arrêté. Après un autre pétage de plomb hier, ma mère alertée par Kiki a fini par me convaincre que ce n’était pas vraiment le bon moment pour partir. C’est vrai que dans mon état actuel, me retrouver seule ou parmi des inconnus dans un endroit qui m’est étranger, ce n’est pas forcément une riche idée.

Alors, pour la énième fois, j’ai pris rendez-vous chez un psychiatre. J’ai demandé à celui dont je partage la vie de ne pas me foutre dehors, mais de faire comme si je n’étais pas là, parce que j’ai du mal à gérer ses “c’est bon, détend-toi, sois zen” quand je ne pense qu’à ma boîte d’antidépresseurs qui ne demande qu’à être avalée tout entière.

Eh oui, c’est usant, les gens dépressifs. C’est frustrant de ne pas pouvoir les faire réagir, je sais bien. Je sais bien que je mets les gens mal à l’aise et je comprends, même si ça me fait culpabiliser un peu plus, quand on me parle sur un ton méprisant, agacé, lassé ou simplement quand on m’ignore.

Je ne leur en veux pas, je n’en veux qu’à moi. 

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Mercredi 20 février 2008 à 7:17

Pocket full of Kryptonite

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Cette semaine sera celle de la proactivité… Arf !

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Lundi 18 février 2008 à 8:24

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In The Sun – Joseph Arthur

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arthur2000.jpg

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I picture you in the sun wondering what went wrong
And falling down on your knees asking for sympathy
And being caught in between all you wish for and all you seen
And trying to find anything you can feel that you can believe in

May God’s love be with you
Always
May God’s love be with you

I know i would apologize if i could see your eyes
‘Cause when you showed me myself i became someone else
But i was caught in between all you wish for and all you need
I picture you fast asleep
A nightmare comes
You can’t keep awake

May God’s love be with you
Always
May God’s love be with you

‘Cause if i find
If i find my own way
How much will i find
If i find
If i find my own way
How much will i find
You

I don’t know anymore
What it’s for
I’m not even sure
If there is anyone who is in the sun
Will you help me to understand
‘Cause i been caught in between all I wish for and all I need
Maybe you’re not even sure what it’s for
Any more than me

May God’s love be with you
Always
May God’s love be with you

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Dimanche 17 février 2008 à 10:29

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C’était pas mieux avant

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Quand j’étais petite, mon père m’emmenait souvent dans les bois. Une fois, alors que nous avancions côte-à-côte dans une large allée de la forêt de Saint Germain-en-Laye, je lui avais demandé de me raconter encore comment la Terre était née. Je devais avoir huit ans et j’aimais qu’il m’explique que tout avait commencé dans l’eau. J’aimais qu’il me conte l’histoire de ces petites cellules qui s’étaient multipliées pour devenir des organismes complexes, et puis les plantes, les poissons, les dinosaures et tout le reste. Mon père a toujours aimé parler de ces choses-là. Ca le passionne, tout ça. Encore maintenant, quand il prend quelqu’un en stop en Irlande, il parle des strates qu’on aperçoit nettement dans certains paysages et du fait que les tourbières recèlent des trésors accumulés depuis la dernière ère glacière. Les gens le regardent comme s’il était fou.

C’est sans doute grâce aux données scientifiques et biologiques qu’il m’a inculquées très tôt que je n’ai jamais cru en Dieu. Avec lui, je partais à la recherche de fossiles dans les carrières du Vexin, et son enthousiasme pour ces petits bouts de pierres striées était communicatif. On peut dire que j’en ai bouffé, des musées archéologiques. Partout en France, sur la route des vacances, quand il faisait trop chaud, que les guêpes bourdonnaient et que je ne songeais qu’à la mer.

J’avais une sainte horreur de ces musées, annonciateurs d’un ennui solitaire, assise contre un mur, en attendant qu’il ait épluché toutes les pièces et lu toutes les notes explicatives. Plus tard, quand il me prenait un week-end sur deux, j’y avais souvent droit aussi. Longtemps, je lui en ai voulu de profiter de ces seuls moment passés ensemble pour ne faire que ce qui lui l’intéressait.

Maintenant, quand je vais au musée, je lis bien toutes les petites notes, je reste quelquefois longtemps à m’imprégner d’une oeuvre, je prends des notes et je suis un vrai calvaire pour la plupart des gens qui m’ont accompagné jusqu’à présent. D’ailleurs je ne vais plus voir d’exposition. Je ne trouve personne qui aille à mon rythme, je ne trouve personne avec qui partager les impressions, les émotions que peuvent générer telle ou telle autre oeuvre. J’aime partager. Sans ça je me sens un peu inutile avec mes pensées qui ne servent à personne, pas même à moi.

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Dimanche 17 février 2008 à 7:50

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C’est parti…

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Eh ben, en fait ça semble simple. Je n’ai commencé à m’intéresser aux coloc’ qu’hier soir, et j’ai déjà deux rendez-vous de prévus.

De quoi me remettre un peu de baume au coeur.

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Samedi 16 février 2008 à 2:20

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Les affaires reprennent

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Bon, déjà un rencard pour une coloc’ cet après-midi. Une chatte, un chien, 220m², trois mecs, c’est mon Gaston qui serait heureux. Finalement on se dit que pour le moment on ne se sépare pas. On verra bien comment les choses évolueront. Moi j’ai indéniablement besoin de partir, prendre l’air, faire ma vie, apprendre à me connaître, à m’assumer, à m’aimer, aussi, comme me le disait très justement Lara.

Aujourd’hui je me sens mieux. J’ai peur bien sûr de cette nouvelle aventure qui prend déjà forme dans mon esprit. J’ai peur de moi-même, des autres, de la solitude. Je n’ai jamais connu tout ça. J’ai peur mais j’ai envie d’avancer, de faire des choses pour moi et plus pour satisfaire tous les autres. Et puis je n’ai plus de pèt’ et c’est bien, j’y vois plus clair, je raisonne à nouveau. Il fait beau. J’espère que cette entrevue se passera bien. J’espère qu’ils me choisiront moi si ça me plaît vraiment. J’ai besoin de découvrir d’autres horizons.

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Samedi 16 février 2008 à 1:45

Publié dans Au fil des jours

Aaaaaaaaaaah……

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… magie de l’alcool qui me donne des ailes. Demain ça risque d’être méga trashos. Mais je suis contente d’avancer, même si nom d’un chien ça va être le retournement de ma vie, et que les grands virages, ça donne mal au coeur… avant la ligne droite.

Rédigé par individuelle

Vendredi 15 février 2008 à 9:15

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