Archives de septembre 2008
Ravalement de façade
Pour aller avec ma nouvelle humeur, et même si je ne suis pas journaliste (il paraît que ce thème est réservé à ces derniers), et puis aussi parce que du noir sur du blanc ça repose les yeux sur le Net, j’ai changé la tête de mon blog.
Paul Auster e(s)t mon psy
Ce soir j’ai annulé ma séance chez le psy. Ca doit faire environ cinq semaines que je ne l’ai pas vu, il était en vacances. Je me suis longuement demandé si j’allais annuler ou non, la culpabilité de prévenir au dernier moment m’a plusieurs heures prise d’assaut, et puis finalement j’ai cédé. C’est un peu nul d’appeler deux heures avant un rendez-vous, j’en ai bien conscience, et il n’y a pas de “mais” qui vaille. Je n’y avais pas vraiment pensé jusqu’à aujourd’hui et la perspective d’aller raconter ces cinq dernières semaines pendant une heure ne me disait vraiment rien.
Pendant plusieurs mois j’ai eu l’impression que ça changeait des choses, que ça me faisait du bien, et puis là, je n’avais vraiment pas envie d’aller chercher à analyser la moindre de mes pensées. J’ai l’impression – ou peut-être que je m’en persuade seulement – que ça ne me fait plus de bien, au contraire, que ça m’enfonce et me fait poser encore des questions inutiles. Il faut juste que je réapprenne à faire des choses pour moi, des instants pour moi seule, et j’en ai envie, en plus. Je suis sortie de ma phase “il n’y a que lui qui compte” et si en général la fin de cette période coïncide avec l’idée que je n’aime plus la personne en question dans mon esprit tordu, cette fois je crois avoir enfin pigé.
Et puis je me suis remise à lire pour de bon, là. J’enquille les Paul Auster, je lorgne enfin vers la trilogie de Stieg Larsson achetée en mars ou avril que je n’ai toujours pas lue et qui me fait enfin envie. Pas pour dire aux autres que je l’ai lue, mais pour la lire, pour moi.
Je remarque aussi une nette tendance à avoir envie de sortir, de voir des gens, de faire des choses – n’importe quoi pourvu que ça ne soit pas rester là à l’attendre. Et ça fait drôlement du bien.